Ou sont nos rêves d’enfants,
Comme lorsque nous avions six ans ?
Ces rires, ces pleurs et ces émois,
Nous les oublions, encadrés par nos lois.
Pourtant, qu’il serait beau,
D’encore songer tout haut,
Sans cette supposée liberté,
Qui nous entrave à pas feutrés.
Il n’y a qu’a voir nos dirigeants,
Ils sont propres, beaux et intelligents ?
Croyez-vous pour autant,
Qu’ils ont réalisés leurs rêves d’enfants ?
Je dis non et je m’élève contre eux,
Les enfants n’ont pas les mains pleines de sang !
Eux, ils ne prennent même plus de gants,
Pour bouter hors ces étrangers silencieux.
J’envoie donc cette prière aux Dieux,
De tous horizons, mais bien aux cieux,
Faites donc entendre raison,
Aux rois de ces états prisons.
Et qu’ils s’entendent enfin et dés à présent,
Pour que le malheur se transforme en lumière,
Et que de toutes parts, hors frontières,
Les hommes retrouvent leur cœur d’enfant. |